Un nouvel impôt pour les Agenais : l’Impôt Stationnement
En décidant de la création d’un parking sous terrain payant place du pin, qui non seulement supprime les 250 places gratuites de surface qui existent actuellement mais va coûter terriblement cher à la ville (entre 5 et 6 millions d’euros), notre maire a inventé un nouvel impôt local, L’impôt stationnement !
Jean Dionis s’apprête à généraliser le stationnement payant. Il ne sera plus seulement limité à l’hyper centre, mais va s’étendre au-delà de la zone 30 actuelle dite zone orange, vers une extension de 300 mètres dite Zone verte.
Lundi 18 octobre, Monsieur Jean Dionis du Séjour présentait en conseil municipal le projet phare de son mandat : “Agen Cœur Battant”. Peu ambitieux et complétement décousu, sans vision à long terme, ce projet s’articule autour de promesses électorales dont la principale est la piétonisation partielle du boulevard de la République, aberration qui n’aura d’autres résultats que de désertifier d’avantage notre centre-ville, en diminuant son attractivité commerciale et en multipliant la circulation automobile sur les rues adjacentes (Cornieres, place des laitiers…) qui elles auraient mérité la piétonisation..
«Agen Cœur Battant» s’accompagne d’un nouveau plan de circulation qui va considérablement reporter le trafic sur des axes majeurs. +80% sur le boulevard Scaliger et le cours du 14 juillet, +100% pour le boulevard Sylvain Dumont et la rue Palissy et près de trois fois plus de trafic sur le cours Victor Hugo.
Plan de circulation modifié, construction de parkings, destruction de la place du Pin : tous ces aménagements ont un coût qu’il faut bien financer et pour ne pas compromettre encore plus le lancement du projet “Agen Cœur Battant”, la question du stationnement a été reporté.
Dans un contexte où la droite (pas celle de M Fillon mais celle de Messieurs Sarkozy et Dionis du Séjour) se fait fort de ne pas augmenter les impôts, c’est donc une nouvelle forme de prélèvement qu’invente notre maire : l’impôt stationnement.
Avec la suppression des places gratuites et un transport en commun loin de répondre aux attentes des actifs, Jean Dionis n’offre aucune alternative entièrement gratuite aux Agenais.
Par conséquent, les actifs devront s’acquitter d’un abonnement de stationnement pour aller travailler et, pour les résidents du centre-ville, d’un forfait supplémentaire pour le stationnement.
Ce nouvel impôt stationnement, aussi appelé pudiquement «surloyer», qui sera imposé aux résidents les plus précaires du centre-ville, ne pourra faire l’objet d’intervention d’organismes sociaux. Et oui, la définition de tarifs sociaux différenciés pour le stationnement n’est pas légale.
Absence de comité de pilotage, simulacre de concertation, période d’essai du plan de circulation inexistante, impossibilité d’apporter des modifications d’ordre majeur. On est aux antipodes du projet « Agen s’imagine »…








